PARTI TRAVAILLISTE

KANAKY

lundi 23 avril 2018

Collaboration ou Résistance ?


Le FLNKS va lancer la campagne en vue de l’échéance du 4 novembre. « Les partis indépendantistes qui ne s’aligneront pas marqueront leur position quant à la question de l’indépendance » note Daniel Goa (au centre).

Le FLNKS va lancer la campagne en vue de l’échéance du 4 novembre. « Les partis indépendantistes qui ne s’aligneront pas marqueront leur position quant à la question de l’indépendance » note Daniel Goa (au centre). Photo Y.M

POLITIQUE. Agacé par la double implication politique de militants, le président Daniel Goa voit une incompatibilité avant le lancement de la campagne en vue du référendum. Les propos ont été directs et fermes.
Après un Comité des signataires rédacteur de la question du référendum, et avant une convention capitale du FLNKS en vue de la campagne, mais aussi une possible visite du président de la République, Daniel Goa a tenu à mettre - voire à remettre - les points sur les i. Des sympathisants loyalistes s’interrogent par exemple sur le contenu de l’indépendance. Financement des besoins budgétaires, éducation, santé, protection sociale, propriété privée… Tout en reconnaissant des « erreurs de communication », le président de l’Union calédonienne le soutient, « nous avons ces réponses, nous devons les donner » pour convaincre. Construit « pour une Kanaky-Nouvelle-Calédonie souveraine », le projet de société sera définitivement acté samedi à La Foa avec toutes les composantes du FLNKS, et deviendra alors le support principal de la campagne.
« L’indépendance n’est pas la rupture avec la France ou la région, telle qu’elle est décriée par les loyalistes » a insisté Daniel Goa, à l’ouverture du comité directeur qui s’est tenu samedi à la salle socioculturelle de Sarraméa. « C’est avant tout le changement de notre société ». Des accusations sont répétées à travers les termes de « gabegie budgétaire » ou encore de « pillage économique ». Les auteurs du projet veulent ainsi porter « l’avènement d’un nouveau modèle social » axé sur le partage, le mieux-vivre, la meilleure prise en compte des foyers de condition modeste… Ces déclarations donnent sans doute le ton de la campagne.

« Discours pseudo-révolutionnaire »
Reste au préalable à finaliser la stratégie pour le rendez-vous du 4 novembre. D’après Daniel Goa, pas de mystère, « nous devons faire l’unité », toutes les composantes du FLNKS sont invitées à bétonner la cohésion. Une obligation, parce qu’« aujourd’hui, les tergiversations de certains indépendantistes sèment le trouble dans l’esprit de la population (...) Ceux qui préparent déjà les élections provinciales de 2019 doivent s’effacer devant l’intérêt supérieur du peuple kanak, c’est-à-dire l’accession à sa pleine et entière souveraineté ».
Seule la ligne politique de l’UC compte et doit être défendue, alors « les militants de notre mouvement qui sont dans le Rin (le Rassemblement des indépendantistes et nationalistes*, NDLR) doivent choisir. Ils restent dans l’Union calédonienne, ou ils s’en vont avec le Rin. Ils ne tromperont plus personne avec le discours pseudo-révolutionnaire qui ne sert qu’à attiser de vieilles querelles d’un autre temps et à faire peur ».
Déjà évoqué, le reproche n’a néanmoins jamais été aussi ferme. Et une position confirmée. L’UC, selon Daniel Goa, ne fera pas de liste commune dans le Sud aux élections de 2019, et portera seule le programme.
*Le Rin réunit des membres de la Dynamik unitaire Sud, de l’Union calédonienne, du Parti travailliste ainsi que de l’USTKE.

Échanger avec Macron

Le président de la République, Emmanuel Macron, doit effectuer une visite en Nouvelle-Calédonie du 3 au 5 mai prochain.
« Nous l’accueillerons comme le veulent nos traditions » observe Daniel Goa. « Et ce sera l’occasion de discuter avec notre colonisateur de notre avenir, pour lui expliquer les enjeux et nos visions pour notre futur pays ».
Le président de l’Union calédonienne compte rappeler au chef de l’État l’histoire de la Nouvelle-Calédonie, marquée par la prise de possession, les répercussions sur le peuple premier…
L’UC veut échanger avec Emmanuel Macron, « lui qui a reconnu que la colonisation était un crime contre l’humanité » appuie Daniel Goa qui avait, il y a peu, affirmé attendre « un geste » du président de la République.
Le mouvement souhaitait une démarche de réconciliation entre les autorités tricolores et le pays kanak, en cette fin de processus institutionnel. 

FLNKS Du Front de Libération contre l’état colonial Au Front de collaboration avec l’état colonial

1983 : Nainvilles-Les-Roches acte la reconnaissance extrême faite par le Peuple Kanak aux non-kanak présents depuis plusieurs générations et identifiés comme n’ayant plus d’autre pays ailleurs et à qui nous offrons le partage de notre Pays…LES VICTIMES DE L’HISTOIRE ! Mais Nainvilles-Les-Roches c’est aussi : LA RECONNAISSANCE DU FAIT COLONIAL DANS NOTRE PAYS ET LE DROIT INNÉ ET ACTIF DU PEUPLE KANAK POUR SON INDÉPENDANCE ! 

Louis Kotra Uregei, l’indépendance pure et dure


Le leader de l’USTKE et président du Parti travailliste revient sur les fondamentaux de la lutte indépendantiste. « Le peuple kanak colonisé » doit retrouver sa dignité par l’indépendance, préalable nécessaire au destin commun.

Que vous suggère le compromis voire le consensus autour de l’organisation de la consultation sur l’accession à la pleine souveraineté ?
Je suis en complet désaccord avec ce qui serait un consensus. Les indépendantistes ont failli. Depuis des années, certains de ceux qui vont à Paris prennent des décisions qui n’émanent que d’euxmêmes mais qui engagent pourtant le peuple kanak.
J’ai gardé un certain silence parce que j’espérais que la raison l’emporte, que certains soient plus rigoureux dans leur engagement politique. Ils ont tout lâché sans contrepartie. Il est question d’un référendum d’auto-détermination et un référendum d’auto-détermination est encadré par des principes. Compte tenu des ouvertures, je dis que ce n’est plus un référendum d’auto-détermination. C’est un consensus trompeur qui s’est passé ces dernières années, en défaveur des kanaks.

Depuis les accords de Matignon, les responsables indépendantistes et non indépendantistes ont choisi de renoncer au fait majoritaire pour travailler ensemble, de faire des pas les uns vers les autres. Pour vous, il faut que chacun continue à tenir ses positions ?

Je suis un signataire de l’accord d’Oudinot. Il a bien fallu enrichir le 1er accord de mesures de décolonisation, de rééquilibrage qui ont permis de faire vivre le 1er accord. Mais pas pour abandonner nos positions, pas pour que les flux migratoires continuent et que les kanak aient de moins en moins accès à l’emploi. Finalement, il n’y a pas eu de compromis. Quelles concessions ont fait les autres ? Aucune. Il y a eu une fraude électorale dans les mairies du grand Nouméa, entérinée par le « politiquement clos » du comité des signataires de février 2016. Ni Néaoutyine, ni Goa, ni Wamytan, personne n’a été mandaté par le peuple kanak pour valider cette fraude électorale. Depuis, c’est du n’importe quoi.

A l’instar du président de la Province nord qui entend continuer le combat jusqu’à l’accession à la pleine souveraineté, vous parlez de l’indépendance comme seul exutoire pour les jeunes kanak…

L’indépendance est l’exutoire pour la situation coloniale. Tant qu’on n’a pas réglé le contentieux colonial, on peut faire tous les plans, prendre toutes les mesures, le mal est là. Le ressenti difficile est là en permanence. Après, on travaillera pour bâtir un destin commun avec ceux qui veulent rester avec nous dans un pays indépendant. Aujourd’hui il n’y a pas de destin commun, c’est un leurre. Tout est permis pour minoriser encore davantage le peuple kanak.

(Retrouvez la suite chez votre marchand de journaux). N°213
Marine Fouquet

vendredi 20 avril 2018

"L'histoire est toujours écrite par les vainqueurs." Hommage à nos Martyrs


En france : 1988, la prise d'otages d'Ouvéa

L’œuvre négative du colonialisme français en Kanaky : Une tentative de génocide par substitution

La date du référendum d’autodétermination de la Kanaky (1) est enfin fixée au 4 novembre 2018. Ce référendum obtenu par les accords de Nouméa de 1998 a connu de nombreuses péripéties : conflit sur la composition du corps électoral avec l’exclusion de 25 000 électeurs kanak, conflit sur la formulation de la question posée avec la tentative d’imposer en implicite une élimination de la perspective d’une indépendance totale (2), nomination de Manuel Valls comme président d’une « mission d’information sur la Nouvelle-Calédonie » et déclarations publiques anti-indépendantistes de celui-ci, etc. L’histoire longue et récente de l’archipel souligne son importance économique et stratégique pour le colonialisme français. Celui-ci mettra tout en œuvre pour maintenir sa mainmise sur cette colonie de peuplement dans laquelle a été tentée une tentative de génocide par substitution. Résumant l’attitude de l’Etat français devant le comité de décolonisation des Nations-Unies, Roch Wamytan président du groupe UC-FLNKS et nationalistes au congrès de Nouvelle-Calédonie déclare ainsi en mai 2015 : « sous couvert de démocratie, nous pouvons déceler des manœuvres d’un Etat tentant d’assurer sa domination tout en faisant bonne figure devant la communauté internationale. » (3)

 L’histoire longue d’une colonie de peuplement

Kanaky : le Sénat coutumier espère que Macron condamnera le "crime" de la colonisation

Le Sénat coutumier kanak de la Nouvelle-Calédonie a exprimé le souhait qu'Emmanuel Macron, qualifie de "crime de contre l'humanité" la colonisation du Caillou. Le chef de l'Etat avait utilisé cette formule, lors de la campagne présidentielle, pour parler de la colonisation. 
© NC 1ère

Les membres du Sénat coutumier kanak de Nouvelle-Calédonie souhaitent que lors de sa visite, prévue du 2 au 5 mai, Emmanuel Macron qualifie de "crime contre l'humanité" la violence de la colonisation de l'archipel, ont-ils déclaré mercredi.

"En ce qui concerne la période la plus violente de la colonisation, entre 1853 et 1925, on peut parler de crime contre l'humanité. Est-ce que Monsieur Macron va faire une déclaration dans ce sens? Ce serait un bon signal", a déclaré devant la presse une délégation de sénateurs, représentant le pouvoir traditionnel autochtone.

Lors de sa campagne en 2017, le candidat Macron avait qualifié la colonisation de "crime contre l'humanité et de vraie barbarie" durant un voyage en Algérie.

Reconnaitre la légitimité des chefferies kanak

Nouvelle-Calédonie : Emmanuel Macron se rendra-t-il à Ouvéa le 5 mai?

Du 3 au 5 mai, le chef de l'Etat sera en Nouvelle-Calédonie. Un rendez-vous politique important avant le référendum du 4 novembre 2018. Emmanuel Macron souhaite commémorer le 5 mai sur place le 30ème anniversaire de l'assaut sanglant de la grotte d'Ouvéa. Mais à Ouvéa, sa venue est controversée. 
© DR

La date de la venue d'Emmanuel Macron en Nouvelle-Calédonie est arrêtée : ce sera du 3 au 5 mai 2018, à quelques mois du référendum du 4 novembre 2018 qui doit décider de l'avenir institutionnel de Caillou. Le souhait de l'Elysée est qu'Emmanuel Macron soit présent le 5 mai 1988 sur l'île d'Ouvéa pour commémorer le 30ème anniversaire de l'assaut donné sur la grotte d'Ouvéa qui avait entraîné la mort de 19 preneurs d'otage Kanak et de deux militaires.

Une visite controversée

5 mai 2018 : Trente ans après le massacre d'Ouvéa


Emmanuel Macron veut se rendre à Ouvéa pour les trente ans du massacre d'Ouvéa. Geste déplacé ou provocation ?

Le 5 mai 1988, dix-neuf Kanak ont été tués par les forces spéciales de l’armée française – qui ont perdu de leur côté deux militaires – lors de l’assaut de la grotte de Gossanah à Ouvéa, dont certains d’une balle dans la tête après le combat.
Noms des 19 Kanak assassinés à Gossanah sur le monument aux morts de Wadrilla (Ouvéa) © I. Leblic

Colon macron, tu commences ton voyage en Kanaky, par un mépris ...

L’entourage de Macron ignore le Sénat Coutumier

Le Sénat Coutumier a été informé par le haut-commissariat de la République à Noumea que le Président de la République ne se rendrait pas sur le site de Nouville lors de son séjour en Nouvelle-Calédonie. Ses prédécesseurs avaient eux pris la peine de venir faire la coutume au Sénat, porte d’entrée pourtant incontournable du monde coutumier kanak. Les conseillers du Président et Thierry Lataste, représentant de l’Etat en Nouvelle-Calédonie, en ont apparemment décidé autrement, méconnaissant ainsi les fondamentaux du “chemin coutumier kanak”.
Le souhait d’Emanuel Macron de se rendre à Ouvea le 5 mai pour célébrer l’anniversaire de l’attaque de la grotte semble lui bien compromis, le “Comité des 30 ans des évènements de IAAI” (ile d’Ouvéa) ayant dans un communiqué cinglant en pièce jointe “protester contre la venue du Président de la République en affirmant leur mécontentement à l’encontre des membres du comité des signataires et aux leaders du FLNKS de prendre encore une fois une décision et d’inviter, MACRON à IAAI le 05 mai 2018 sans, l’avis préalable de la population d’IAAI”
Lors d’une conférence de presse, ce matin au Sénat Coutumier le vice Président de l’institution et les sénateurs présents ont réitéré leur demande que le Président de la République respecte les autorités coutumières en venant les rencontrer avant tout autre visite de chefferies comme l’exige la procédure coutumière. Ils ont rappelé que le Sénat coutumier avait aussi écrit au Président de la République concernant l’inhumation sur son tertre des restes du grand chef Ataï et que ce courrier était resté sans réponse.

À l’heure ou les responsables politiques indépendantistes demandent un geste fort de l’Etat envers le peuple kanak, il est quand même surprenant, qu’à quelques mois de la consultation référendaire, les conseillers présidentiels aient pu négliger les représentants de l’identité et du patrimoine kanak. 

  ccf19042018.pdf CCF19042018.pdf  (1.4 Mo) conference_du_18_avril.pdf CONFERENCE DU 18 AVRIL.pdf  (94.96 Ko) communique_du_18_avril_18.pdf communique du 18 avril 18.pdf  (94.83 Ko)
 

COMMUNIQUE DU COLLECTIF DE GOSSANAH

Ayant eu connaissance de la venue de  Mr MACRON, Président de cette France coloniale le 05 mai 2018 à IAAI et sur la tombe des 19 martyrs Kanak……
Nous membres du « Comité 30 ans déjà des évènements de IAAI, composés de membres des familles de victimes de IAAI, de Prisonniers politiques de 1988, de rescapés de la Grotte, de porteurs de thé …… 

•    Protestons fortement contre la visite de Mr MACRON à IAAI le 05 mai 2018 date anniversaire du Massacre de 19 Martyrs Kanak, car nous considérons que cette visite présidentielle est une vraie provocation de sa part à l’encontre des familles et à la population de IAAI en général, c’est totalement un manque de respect…..
•    Affirmons également ici, notre mécontentement à l’encontre des membres du comité des signataires et aux leaders du FLNKS de prendre encore une fois une décision et d’inviter, MACRON à IAAI le 05 mai 2018 sans, l’avis préalable de la population d’IAAI…. Ça Suffit !!!!!!!

Non ! MACRON, le 05 mai 2018 sur la tombe des 19 martyrs, tu es indésirable ici chez nous à IAAI Kanaky……

Pour le collectif de Gossanah.

Merci qui ? Merci macron !

Retour à l'envoyeur...  grenades de l'état français devant la préfecture de Nantes, Bretagne.
+ de 11 000 grenades en 1 semaine...
+ de 270 blessés à la ZAD ...
5% des grenades devant la préfecture

samedi 7 avril 2018

Kanaky : Pour le droit à l’indépendance, sans condition !

Le mercredi 21 mars se tenait à Paris un meeting de solidarité avec la lutte du peuple kanak organisé par le Mouvement des jeunes kanak en France (MJKF), l’Union syndicale des travailleurs kanak et des exploités (USTKE), le collectif Solidarité Kanaky et l’Association information et soutien aux droits du peuple kanak (AISDPK), en présence de Daniel Goa, porte-parole du Front de libération nationale kanak et socialiste (FLNKS).
Au cours de ce meeting la représentante de l’USTKE, Mina Kherfi a souligné que « l’ensemble des dispositifs mis en place depuis 1989 a permis de réduire fortement les inégalités jusqu’en 2009, mais depuis celles-ci stagnent, voire même augmentent » et elle a notamment cité les chiffres suivants : un taux de chômage de 26 % chez les Kanak contre 7 % chez les non-Kanak ; seulement 6 % de diplôméEs de l’enseignement supérieur chez les Kanak ; 85 % des chefs d’entreprise et 75 % des cadres supérieurs sont des métropolitains, mais 75 % des ouvriers sont kanak. Elle a aussi pointé « les inégalités persistantes dans le système éducatif et sur le marché du travail, l’accès au logement… » Enfin, elle a mis l’accent, comme les intervenants de la délégation des jeunes du FNLKS et du MJKF, sur « un malaise profond de la jeunesse, qui se traduit par une marginalisation galopante (90 % de la population carcérale est d’origine kanak, des faits principalement dus à l’alcool), un taux de suicide inquiétant, l’échec scolaire, le chômage, les jeunes sont écartelés entre les valeurs coutumières et le monde occidental et peinent à trouver leur place dans une société dominée par les Européens et l’argent ».

israel assasin, macron complice.

L'ONU étouffe un rapport accusant Israël d'apartheid

17 février 2017 - des manifestants palestiniens montent sur le mur de séparation avec Israël lors d'une manifestation célébrant le 12e anniversaire de la construction du mur en Cisjordanie, à Bilin près de Ramallah.
17 février 2017 - des manifestants palestiniens montent sur le mur de séparation avec Israël lors d'une manifestation célébrant le 12e anniversaire de la construction du mur en Cisjordanie, à Bilin près de Ramallah.
©AP Photo/Majdi Mohammed

Pour la première fois, une agence des Nations unies a directement accusé Israël d'imposer "un régime d'apartheid" au peuple palestinien. Sous la pression d'Israël et des Etats-Unis, le Secrétaire général de l'ONU s'est dissocié de ce document. Après plusieurs jours de polémique, la  Secrétaire générale adjointe des Nations unies, Rima Khalaf, qui l'avait mis en ligne, a démissionné.

dimanche 1 avril 2018

Kanaky a tiré le gros lot, un proche de sarko et de juppé

Édouard Philippe tient son représentant pour le G10 sur la Nouvelle Calédonie

L'Ambassadeur de France au Maroc
Il représentera le Premier ministre, à Nouméa, au sein du groupe « sur le chemin de l’avenir » institutionnel de la Nouvelle-Calédonie.

mercredi 28 mars 2018

Editorial de Monsieur Louis Kotra UREGEI dans le journal : "La voix de Kanaky"



Référendum en Nouvelle-Calédonie: la formulation de la question en débat à Matignon


lundi 26 mars 2018

Le bilan politique de l'Accord de Nouméa est un échec selon le R.I.N.

  • Réunis en conférence de presse ce matin (*) au Charley à la Vallée-du-Tir, les membres du Rassemblement des Indépendantistes et Nationalistes (R.I.N.) dressent son bilan politique de l’Accord de Nouméa (ADN) en affirmant que c’est un échec.
  •  
  • Pourquoi ce thème. « Lors du dernier Comité des signataires tenu à Paris le 2 novembre 2017, il a été convenu d’un bilan politique de l’ADN.  Cela doit se faire par une actualisation du bilan réalisé en 2012. Au prochain Comité des signataires à Paris le 27 mars, il sera question à l’ordre du jour de ce bilan politique de l’ADN. Or, il semble que la société calédonienne et ses composantes, notamment le peuple kanak, n’ont pas été auditionnés pour ce bilan politique ». Le R.I.N. apporte donc son appréciation du bilan politique de l’ADN.
  • Le résumé des travaux de réflexion. « 20 ans après la signature de l’ADN, à quelques mois de la consultation référendaire prévu le 4 novembre 2018 et à quelques jours du Comité des signataires du 27 mars 2018. »
  • Quatre thèmes sur lesquels les indépendantistes et nationalistes fondent leur analyse. « Le processus institutionnel et ses fondamentaux ; le modèle économique et les objectifs d’émancipation ; les enjeux de la démographie et les impacts sur les corps électoraux. »
  • « En fonction des objectifs politiques convenus lors de la signature de l’ADN, le chemin demeure inachevé dans la mise en œuvre : transfert de compétence de l’article 27 (Enseignement supérieur, audiovisuel, contrôle de légalité des provinces et des communes), ADRAF, formation de cadres et autres.
  • D’une manière générale, la Nouvelle-Calédonie se dote de moyens, se construit et se responsabilise de plus en plus vis-à-vis de la puissance de tutelle.
  • S’agissant des objectifs fondamentaux, les dispositions formelles ont été en grande partie réalisées du fait, il faut le reconnaître, de leur caractère juridique obligatoire (transfert de compétences obligatoire, rééquilibrage spatial, …).
  • Par contre, des dispositifs n’ont pas pu être mis en œuvre en raison de oppositions systématiques d’un des partenaires historiques de l’ADN, à savoir la droite coloniale, et des interprétations juridiques bien souvent contradictoires, laissant ainsi des marges de manœuvres à l’Etat français pour renforcer sa tutelle.
  • Pour autant, les représentants du mouvement indépendantiste, par manque de cohérence et de suivi n’ont pas su défendre les intérêts du peuple kanak dans l’esprit et la lettre de l’Accord de Nouméa.
  • Par ailleurs, de cette responsabilité importante acquise (compétence transférées aux institutions locales), la droite coloniale avec la complicité de l’Etat, par le biais des politiques publiques, n’a pas été à la hauteur des enjeux concernant les kanak. Ainsi, l’objectif de rééquilibrage, notamment vis-à-vis du peuple kanak, dans multiples domaines (emploi public et privé, formation …) n’est pas atteint.
  • Sur le plan du développement économique, la Nouvelle-Calédonie s’est contentée de poursuivre et perpétuer un modèle économique colonial basé sur la dépendance vis-à-vis de la France qui a renforcé les inégalités sociales les plus criantes pour l’ensemble des citoyens calédoniens.
  • Sur le plan de l’identité kanak, le peu de mesures prises n’ont manifestement pas permis une meilleure reconnaissance, pourtant indispensable puisque préalable à la construction de Kanaky.
  • La forte immigration voulue par l’Etat français, a rendu minoritaire le peuple kanak et les diverses modifications de la loi organique n’ont fait qu’aggraver cette situation. Ainsi, les corps électoraux pour les élections provinciales et référendaires rendent les scrutins non sincères.
  • En conclusion, au vu de son analyse, le R.I.N. affirme que le bilan politique de l’Accord de Nouméa est un échec. »
  • Ils l’ont réaffirmé ce matin (*), l’objectif du référendum d’autodétermination est que « 2018 c’est possible », pour cela des conditions doivent être réunies : la démarche unitaire, un corps électoral référendaire sincère, une organisation digne de ce nom, des réponses claires, rassurantes et sincères pour la population. Une feuille de route jusqu’en septembre. Le premier séminaire s’est focalisé sur « le bilan politique de l’ADN ». Il reste deux séminaires, le 7 avril prochain avec comme thème «  le processus de décolonisation à Iaaï », le 2 ou 9 juin, la date n’étant pas arrêtée mais ils réfléchiront sur « l’unité en Province Nord ». Des mobilisations sur le terrain. Le 1er mai, la venue de Macron prévue en début de mai, les 30 ans d’Iaaï, le 18 mai à Uvanu, le 9 août, le 24 septembre. La question de la sincérité : fin août
  • (*) = Vendredi 23 mars 2018
  • source

mardi 20 mars 2018

Meeting de soutien à la lutte du peuple kanak dans cette année référendaire

Dans cette année référendaire, le FLNSK intervient à de nombreuses reprises durant la semaine anticoloniale. L'un d'elle est un meeting mercredi 21 mars, de 19 h à 21 h, à la Bourse du travail de Paris (métro République) en présence d'une délégation du FLNKS. On compte sur vous nombreux pour soutenir l'indépendance de la Nouvelle-Calédonie.
Trente ans après les accords Matignon-Oudinot et après celui de Nouméa, un référendum sur l’accession à la pleine souveraineté de la Kanaky – Nouvelle-Calédonie se tiendra le 4 novembre 2018.
Cette consultation référendaire est l’ultime étape d’un combat commencé en 1977. Au terme de l’accord de Nouméa, le peuple calédonien s’exprimera sur son devenir. Cette consultation interrogera les populations locales concernées telles que définies par l'accord de Nouméa (voir https://blogs.mediapart.fr/aisdpk-kanaky/blog/281216/le-referendum-sur-l-avenir-du-pays-en-2018-qui-peut-voter), seules à pouvoir s’exprimer. C’est donc une affaire strictement locale.
Or ces derniers mois, certains moyens de l’État sont utilisés pour s’ingérer voire s’inviter dans le débat. L’État français ne semble pas prêt à aller jusqu’au bout de son engagement formel pris lors de la signature de l’accord de Nouméa. Tous viennent porter la bonne parole qui est maintenir la France en Kanaky. Quid de la prise de possession unilatérale ? Quid des spoliations de terres ? Quid de l’identité kanak confisquée ?
La formulation de la question qui sera soumise à consultation référendaire, encore non arrêtée, est aussi une autre diversion pour créer de la division et maintenir la suspicion sur les conditions de la sortie. En effet, il est possible que l’indépendance totale ne soit pas l’option proposée au vote.
Quelques jours avant la tenue du Comité des signataires des accords de décolonisation (qui rassemble des représentants des partis indépendantistes, non indépendantistes et de l’État français), une délégation du FLNKS, dont le porte-parole Daniel Goa, participera au meeting organisé par le Mouvement des jeunes Kanak de France (MJKF), l'Union syndicale des travailleurs kanak et exploités (USTKE), le collectif Solidarité Kanaky et l'AISDPK:
le mercredi 21 mars 2018 à 19h
Bourse du travail de Paris, Salle Ambroise Croizat,
3 rue du Château d’Eau – 75010 Paris (Métro République)
À l’approche de l’échéance référendaire, les organisations signataires soussignées appellent à participer à la mobilisation pour informer sur les enjeux de ce scrutin d’autodétermination et dénoncer les procédés coloniaux toujours à l’œuvre.
Elles soutiennent les revendications légitimes du peuple kanak et demandent que :
  • L’État français respecte l’impartialité et sa parole dans l’accompagnement du processus de décolonisation.
  • Soient inscrits tous les Kanak (de droit coutumier et droit commun) sur la liste générale, puis référendaire.
  • Le corps électoral spécial, qui marque l’arrêt définitif de la colonisation de peuplement, soit constitué avec sincérité et légitimité.
  • La question posée pour la consultation référendaire soit strictement conforme à l’accord de Nouméa.

Pour rejoindre la liste des signataires (orgas et individuels) de cet appel : soutien-kanaky@framalistes.org
On compte sur vous, nombreux, mercredi 21, 19h, Bourse du travail de Paris.
Premiers signataires :
Le Mouvement des jeunes Kanak en France (MJKF)
L’Union syndicale de travailleurs kanak et des exploités (USTKE)
Le collectif Solidarité Kanaky
L'Association Information et Soutien aux droits du peuple kanak (AISPDK)
La Fondation Franz Fanon
Le Collectif ni guerre ni état de guerre
Alternative libertaire
Le réseau Sortir du Colonialisme
Écologie Sociale
Le collectif Faty Koumba
Ensemble
Le Réseau syndical international de solidarité et de luttes
L' Union générale des travailleurs de Guadeloupe (UGTG)

source

Le comité des francs-maçons collaborateurs


Comité des sages : la franc-maçonnerie à la manœuvre !

Le 5 décembre dernier, lors de son discours devant le congrès de la Nouvelle-Calédonie, le Premier Ministre Edouard Philippe a exposé sa méthode pour « gérer » les mois qui nous séparent de la consultation référendaire.
C’est à ce moment que les Calédoniens ont entendu parler de la création de ce comité des sages dont on ne connaissait alors pas vraiment la vocation.Aujourd’hui, on sait que ce groupe de personnalités « reconnues, respectées et représentant la diversité calédonienne » sera chargé de garantir l’intégrité de la campagne pour le référendum. Voilà pour la version officielle.

Un comité majoritairement composé de franc-maçons

En analysant la présentation et la composition de ce comité, on révèle des choses qui peuvent renseigner sur les véritables raisons d’être de ce comité.
La première chose à constater, c’est que parmi ces douze « sages », au moins sept sont franc-maçons : Marie-Claude Tjibaou, Octave Togna, Jean-Pierre Aïfa, Jean-Pierre Flotat, Fote Trolue, Anne-Marie Mestre et Elie Poigoune. C’est à moitié étonnant car la franc-maçonnerie est amplement active dans tout ce qui touche actuellement la Nouvelle-Calédonie lorsqu’on sait que la commission parlementaire sur la Nouvelle-Calédonie est présidée par Manuel Valls et compte parmi ses rangs, Jean-Jacques Urvoas, Dominique Bussereau et Alain Christnacht, tous anciens ministres et membres éminents de la franc-maçonnerie…
Et n’oublions pas que certains élus politiques calédoniens appartiennent aussi à cette confrérie secrète : Louis Mapou, Pierre Frogier, Wassissi Konyi, Charles Washétine, Thierry Santa, Philippe Dunoyer…
Pour éviter que ce comité apparaisse trop comme une loge maçonnique, les organisateurs ont fait appel au père Apikaoua et à Jean Lèques pour les catholiques et à Billy Wapotro pour les protestants, mais quoiqu’il en soit, ce comité est largement dirigé par la franc-maçonnerie…

La véritable vocation de ce comité…

Depuis l’annonce de sa mise en place, beaucoup de Calédoniens restent perplexes sur la véritable raison d’être de ce comité…
En effet, quand on dit qu’il servirait à « garantir l’intégrité de la campagne pour le référendum », on ne voit pas vraiment ce que ça veut dire étant donné que les « sages » n’auront pas le pouvoir juger ou de sanctionner d’éventuels débordements pendant la campagne. Ils interviendront peut-être pour réprimander les personnes et partis qui ne respecteraient pas une certaine bonne conduite électorale, mais il y a un code électoral pour cela et l’Etat a seul le pouvoir de le faire appliquer…
En fait, la vraie faiblesse de ce comité est bien la légitimité de ses membres…Car pour être reconnus comme modérateurs ou médiateurs, surtout dans le monde politique calédonien, il faut être reconnus comme impartial… Or trop de personnes dans ce comité ont un parti pris politique. Par exemple, beaucoup de gens se rappellent que Marie-Claude Tjibaou, Octave Togna, Elie Poigoune et Fote Trolue avaient essayé de contrer l’Union Calédonienne lors des provinciales de 2009 avec leur liste Ouverture Citoyenne. On sait aussi les préférences de Jean-Pierre Aïfa pour Calédonie Ensemble d’un côté et le Palika de l’autre, même s’il s’en défend… Quant à Fifils, il penche toujours du côté Républicains…
Au bout du compte, trop de membres dans ce comité ont eu, ou conservent, un engagement politique qui les disqualifient pour jouer un rôle de modérateur. De plus, ce groupe affiche une fausse diversité puisqu’ils appartiennent presque tous à la même chapelle…
Dans ces conditions, on peut penser que le rôle d’un tel comité ne sera pas vraiment celui qui a été annoncé, mais qu’il a plutôt vocation à orienter le débat, à faire passer auprès de la population le nouvel accord qui est en gestation et à favoriser l’arrivée au pouvoir d’une majorité qui lui convient en 2019…
Mais quelle sera la portée réelle de la voix de ces « sages » qui n’ont plus la renommée ni la représentativité d’antan ?…
P.S. Opinion personnelle de Marcel BESREST.
Très belle photo de famille. L'Etat colonial Français a encore fait appel à la Franc-Maçonnerie pour régler les problèmes politiques dans ce territoire colonial.
Regardez bien cette photo de famille. Ce sont tous de vieux crabes qui ne sont pas loin du cercueil. Pourquoi ne pas faire appel à des jeunes ?

mercredi 7 mars 2018

Les Pauvres à pied et les riches en porsche, quel rééquilibrage en Kanaky !

Contrôle technique : un projet de loi controversé

Le projet de loi sur le contrôle technique obligatoire passe mal.
Ce matin un grand nombre d’opposants à la future loi s'est mobilisé dans les rues de Nouméa et d'autres communes du pays.

© Martin Charmasson

A Nouméa, ils étaient environ 300 à protester contre ce texte voté par le gouvernement fin janvier.
Ce projet doit encore être soumis aux élus du Congrès. S'il est voté, il devrait rendre obligatoire dès juillet le contrôle technique des véhicules qui auront atteint cinq ans. Puis, ce véhicule sera soumis à un contrôle tous les trois ans. Une formalité à remplir dès que celui-ci sera mis en vente.
Un caractère obligatoire qui coûtera vraiment trop cher pour nombre de Calédoniens  nous explique certains manifestants au micro de Martin Charmasson.

Tout le monde est d'accord pour dire que l'insécurité en Nouvelle-Calédonie avec les accidents de la route sont dus à l'alcool, la vitesse et aux stupéfiants et en aucun cas, aux véhicules défectueux, précise un manifestant, on a regardé, il n'y a pas de véhicule de plus de cinq ans qui est à la casse. Donc, il est aberrant aujourd'hui de faire payer la population pour quelque chose qui n'existe pas."
Tontouta : opération "escargot"

Les rouleurs se sont associés à leur manière à la mobilisation du collectif populaire contre la loi sur le contrôle technique obligatoire. Plusieurs opérations escargots ont été organisées à Tontouta, Boulouparis et sur plusieurs centres miniers du Nord.
Ils se sont notamment installés sur plusieurs ronds-points : à la Tontouta (28 camions comptabilisés) , à la Conception, à Houaïlou et au rond point de la province nord à Koné. Une présence symbolique mais pas de blocage de la route.
Selon Max Foucher, le président du Contrakmine, cette loi ne sert à rien et pénalise les moins aisés.
Max Foucher joint par Caroline Moureaux.

Les rouleurs n’excluent pas de prendre la relève si le combat du collectif populaire n’aboutit pas au retrait  de la loi.

vendredi 2 mars 2018

Nouvelle Calédonie : la préparation du référendum tourne au clash

La préparation du référendum sur l'indépendance en Nouvelle-Calédonie prévu en novembre a viré à l'aigre après la décision de deux partis de droite de claquer la porte d'un groupe de travail sur l'avenir institutionnel de l'archipel.
© nouvelle-caledonie.gouv.fr

La préparation du référendum sur l'indépendance en Nouvelle-Calédonie prévu en novembre a viré à l'aigre après la décision de deux partis de droite de claquer la porte d'un groupe de travail sur l'avenir institutionnel de l'archipel.

jeudi 1 mars 2018

Louis Kotra Ureguei, président du Parti Travailliste (26 février 2018)

La fraude à la sincérité du corps électoral en Nouvelle-Calédonie

L’Accord de Nouméa de 1998 a dissocié citoyenneté calédonienne et nationalité française, dans la perspective d’accession à  la pleine souveraineté de la Nouvelle-Calédonie. La composition du corps électoral est devenue la question politique centrale de la vie du pays. La complexité des textes et l’absence de pédagogie qui en a été faite, sont directement à  l’origine d’un mécanisme de fraude, qui pourrait emporter l’ensemble du processus en œuvre de décolonisation pacifique. La réponse judiciaire est absente. Les dispositions du Code électoral sont inadaptées et les juges ne sont, ni matériellement, ni culturellement, préparés à  organiser des radiations de concitoyens français.


La distinction du national et de l’étranger est la base de la construction des Nations et la nationalité conditionne normalement l’exercice de la citoyenneté. La citoyenneté peut être définie « comme l’octroi et l’exercice de droits politiques de vote et d’éligibilité dans le cadre d’une communauté politique[1] ».

mardi 27 février 2018

Référendum d’autodétermination en Kanaky : l’Etat français affirme sa position colonialiste

« J’ai dit à quel point j’étais attaché à ce que la Calédonie reste française ». Ces propos, tenus par Manuel Valls, ancien premier ministre et président de la mission parlementaire chargée de l’organisation du referendum d’autodétermination de Kanaky, à Nouméa le 22 février dernier ne sont pas anodins.

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En effet, La population de Kanaky, principalement connue sous le nom de Nouvelle-Calédonie, doit d’ici novembre prochain se positionner par referendum sur l’avenir de leur pays. La question qui se posera sera celle du maintien ou non de ce territoire au sein de la République Française, ou de la création d’un nouvel Etat indépendant pouvant s’exprimer de façon souveraine. Ce referendum, prévu depuis 1998 à la suite des Accords de Nouméa, qui répondaient à une situation de quasi-guerre civile sur le territoire, a pour but d’aboutir à la décolonisation totale de Kanaky, situation reconnue par le comité de décolonisation de l’ONU.

dimanche 25 février 2018

Pour le soldat Valls, il faut sauver la Nouvelle-Calédonie française

Manuel Valls. Photo d'archive

Lors d’un déplacement à Nouméa, Manuel Valls a créé la polémique en sortant de la réserve que supposait sa fonction de chef d’une mission parlementaire d’information. En se déclarant favorable au maintien de la Nouvelle-Calédonie dans la République, il a provoqué la colère des partisans de l’autodétermination et la gêne de ses adversaires.

vendredi 23 février 2018

YADA ROI DI MA HNA KHOL !



«La mission vient de fendre l’armure en prenant position ouvertement contre l’indépendance et de placer ses travaux dans un cadre qui devient partisan», a réagi Louis Mapou, chef du groupe UNI (Union nationale pour l’indépendance-FLNKS) au Congrès dans les colonnes des Nouvelles-Calédoniennes.
Le leader indépendantiste a déclaré avoir «l’impression que tout l’appareil d’Etat va être aligné derrière les loyalistes pour défendre le maintien au sein de la République».

jeudi 8 février 2018

Jean-Guy Talamoni : "Les Corses ont été humiliés"



Jean-Guy Talamoni, le président de l'assemblée de Corse a, lui aussi, réagi vivement au discours prononcé par Emmanuel Macron mercredi après-midi à Bastia . "Les Corses ont été humiliés" a t-il déclaré d'emblée. La suite de son propos en vidéo.

Les mots ne sont jamais neutres

 Dessin exposé à l'exposition « Kanak, l'art est une parole » au Quai Branly en 2013, accompagné du commentaire: « L'ensemble du récit est centré sur les opérations militaires incessantes qui marquèrent la présence française : des officiers rôdent autour des cases traditionnelles, et des têtes coupées, trophées réclamés par l'administration militaire à l'occasion des campagnes de maintien de l'ordre, jonchent le sol. »

L’approche du référendum d’autodétermination est l’occasion de se pencher de près sur ce territoire colonisé par la France depuis plus d’un siècle et demi. Si notre association est par définition opposée à toute forme de domination et entend mettre la France face à ses responsabilités, le processus de décolonisation de la Nouvelle Calédonie – Kanaky n’en interroge pas moins profondément notre positionnement quant à cette lutte pour l’indépendance. Comment en parler ? Comment la soutenir ? Et comment le faire en restant à notre juste place, en tant qu’association essentiellement métropolitaine ?